Christophe Rulhes & Julien Cassier

Christophe Rulhes

Il conçoit, joue, écrit et met en scène le théâtre, les musiques et les enquêtes du GdRA. Né en 1975 dans une famille paysanne et occitane dans l’Aveyron, il pratique la musique et le chant dès le plus jeune âge. Durant les années 1990, il est diplômé en communication, en sociologie et en anthropologie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris, chercheur doctorant allocataire associé au laboratoire CAS-LISST de Toulouse. Il joue de consort de la musique en France et à l’étranger pour le concert, le spectacle, la danse, le documentaire, la télévision. Dans les années 2000 il multiplie les expériences artistiques à la croisée de plusieurs disciplines dont la mise en scène théâtrale, la musique, l’écriture, la scénographie, l’image, le son et les sciences humaines. Depuis 2007 et le premier spectacle du GdRA Singularités Ordinaires, sa démarche questionne une articulation potentielle entre les arts et les humanités, au cœur d’un théâtre physique, narratif, pluriel. Christophe Rulhes écrit à partir du public et par l’enquête sur des thèmes récurrents : fragilités et capacités de la personne, flamboyances de l’ordinaire, invention du quotidien, identité narrative, singularités, écologie des pratiques, continuité natures/cultures, recueil de paroles considérées comme subalternes ou peu audibles. Pour un théâtre des humanités, décolonial, à partir du public, adressé à tout un chacun, se voulant ludique et libre, engagé dans le présent.

Julien Cassier

Né en 1978 en Haute-Garonne rurale, suite à un parcours de circassien qui l’emmène très jeune sur les routes d’un cirque itinérant, il intègre le Centre National des Arts du Cirque dont il sort en 2001 comme voltigeur et acrobate. Il collabore alors avec plusieurs collectifs mêlant cirque, danse, musique, théâtre/textes, dont La Tribu Iota, la Cie Anomalie, Baro d’Evel Cirk Cie, La Clique ou la Compagnie 111 au sein de laquelle il crée le spectacle Plus ou moins l’infini. Avec l’envie d’allier corps et récit parlant de ses proximités, il co-fonde le GdRA en 2007 où il crée mouvement, danse et chorégraphie, conçoit divers agrès/scénographies dont il éprouve l’usage au plateau. Il oriente ses recherches physiques vers une transparence de l’engagement où le corps se laisse précéder par l’action, où le geste prime. Il cherche des engagements bruts et vifs où la chute tient une place importante. Il contraste cette immédiateté spontanée du mouvement par des chorégraphies mesurées par le son ou la parole, inspirées de prosodies, de témoignages et de gestes réels, quotidiens et ordinaires. Dans les pièces il utilise le sol et le trampoline comme un outil narratif à forte ressource métaphorique, vers les idées de territoire et de personne. Pluridisciplinaire, il développe des savoirs faire dans les arts numériques et participe à la conception des dispositifs vidéo du GdRA. Il engage une pratique de l’enquête, enregistre films et sons, autant de matériaux ensuite transposés au plateau.